La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a regretté lundi matin que le maire de Strasbourg "essaie de récupérer le plus possible" de l'Etat en critiquant l'attitude de la police lors des manifestations contre l'OTAN.
Interrogée sur les critiques du maire de Strasbourg, Michèle Alliot-Marie a estimé sur LCI que "M. (NDLR: Roland) Ries, qui est socialiste, est reparti un peu vers la politique politicienne". "Il y aura des indemnisations (...), que M. Ries essaie maintenant de récupérer le plus possible, je peux le comprendre, mais il ne faut pas non plus exagérer en la matière".
"Si ce quartier est sacrifié, ce n'est pas du fait de l'OTAN, s'il y a des difficultés dans ce quartier, elles existaient bien avant", a souligné la ministre de l'Intérieur. "Il ne faut surtout pas mettre en cause les forces de l'ordre".
"M. Ries était avec moi lorsque j'ai visité le dispositif, il m'a dit qu'il lui semblait parfaitement adapté", a-t-elle rappelé. "Samedi soir (...) il a dit aussi ses remerciements et sa satisfaction du travail accompli par les forces de l'ordre".
"Il faut saluer le travail des forces de l'ordre", a martelé Mme Alliot-Marie, déplorant que ceux qui "s'étonnent d'un certain nombre de violences sont exactement ceux qui, dès que la police intervient un peu fermement, sont prêts à toutes les indignations".
La ministre de l'Intérieur "souhaite qu'il y ait des sanctions extrêmement sévères contre" les casseurs, et qu'il faut qu'elles fassent "un exemple, il faut que ce soit dissuasif". "C'est la moindre des choses par rapport aux habitants qui ont été traumatisés".
Quant aux propos d'Olivier Besancenot qui évoque des violences prévisibles, Michèle Alliot-Marie a jugé qu'ils étaient "scandaleux", car "les violences ne font pas partie du dialogue démocratique". AP